Modèle NDA gratuit — Accord de confidentialité professionnel
Vous êtes sur le point de partager un projet, une idée, des données sensibles avec un prestataire, un partenaire ou un investisseur. Avant d'ouvrir les vannes, vous avez besoin d'un cadre : un engagement écrit que ce que vous allez partager ne sera pas divulgué, utilisé à d'autres fins, ou transmis à des tiers. C'est exactement ce que fait un NDA — un accord de confidentialité.
Ce modèle de NDA est conçu pour les échanges professionnels courants : avant un pitch, avant une collaboration technique, avant de montrer vos données à un prestataire, avant de discuter d'un partenariat commercial. Vous choisissez le type (unilatéral ou bilatéral), vous définissez ce qui est protégé, vous configurez la durée et les sanctions, vous envoyez à signer. Deux minutes entre le moment où vous décidez de protéger vos échanges et le moment où le NDA est signé.

Modèle à personnaliser — unilatéral ou bilatéral, conforme au droit français. Remplissez les informations des parties, définissez le périmètre confidentiel et la durée, puis envoyez à signer.
Qu'est-ce qu'un NDA et pourquoi en avez-vous besoin
Un NDA — Non-Disclosure Agreement — est un contrat par lequel une ou plusieurs parties s'engagent à garder confidentielles certaines informations échangées dans un cadre professionnel. En français, on parle d'accord de confidentialité, d'engagement de non-divulgation, ou de contrat de confidentialité. C'est le même document sous des appellations différentes.
Son utilité est simple : vous allez partager quelque chose de sensible — une idée de produit, un algorithme, des données clients, une stratégie d'acquisition, un fichier de prospects, un processus métier, un prototype — et vous voulez que cette information reste entre vous et votre interlocuteur. Sans NDA, rien n'empêche juridiquement l'autre partie de partager ce que vous lui avez montré. Avec un NDA signé, la divulgation devient une faute contractuelle ouvrant droit à réparation.
En droit français, le NDA tire sa force de la liberté contractuelle (article 1102 du Code civil) et du droit des obligations. Depuis la loi du 30 juillet 2018 transposant la directive européenne sur les secrets d'affaires, la protection s'est encore renforcée : un secret d'affaires est protégé dès lors qu'il a une valeur commerciale, qu'il est effectivement secret, et que des mesures raisonnables de protection ont été prises. Un NDA constitue précisément l'une de ces "mesures raisonnables" — c'est même la première.
NDA unilatéral ou bilatéral : lequel choisir
Le NDA unilatéral
Une seule partie divulgue des informations, l'autre s'engage à les garder confidentielles. C'est la configuration la plus fréquente dans les relations client-prestataire, employeur-candidat, ou startup-investisseur.
Exemples typiques : vous présentez votre projet innovant à un développeur avant de le missionner ; vous montrez vos données commerciales à un consultant avant de l'engager ; vous partagez un prototype avec un investisseur potentiel ; vous donnez accès à votre codebase à un auditeur technique. Dans chaque cas, une seule partie prend le risque de divulguer — l'autre s'engage à protéger.
Le NDA bilatéral (mutuel)
Les deux parties vont échanger des informations sensibles, et chacune s'engage à protéger celles de l'autre. C'est la configuration adaptée aux partenariats, aux co-développements, aux discussions entre entreprises pairs.
Exemples typiques : vous explorez un partenariat commercial avec une autre entreprise et devez chacun montrer vos chiffres ; deux startups discutent d'une intégration technique et doivent partager leurs APIs ; un éditeur logiciel et un client discutent d'un développement spécifique où les deux parties apportent de la PI. Quand l'échange est symétrique, le NDA bilatéral est la réponse naturelle.
💡 Comment choisir ?
Si une seule partie va partager des informations sensibles → NDA unilatéral. Si les deux parties vont échanger des informations sensibles → NDA bilatéral. Dans le doute, le NDA bilatéral protège tout le monde sans désavantager personne. Le modèle Charta vous propose les deux options via une variable — la structure du document s'adapte automatiquement à votre choix.
Quand signer un NDA — et quand c'est inutile
Quand le NDA est pertinent
Le NDA fait sens quand vous allez réellement partager des informations qui ont de la valeur et qui ne sont pas publiques. Plus précisément : avant de partager un projet ou un concept innovant avec un prestataire, un investisseur, ou un partenaire potentiel ; avant de donner accès à des données clients, des fichiers commerciaux, ou des métriques financières non publiques ; avant de montrer du code source, des algorithmes propriétaires, ou des procédés de fabrication ; avant des négociations commerciales où chaque partie va révéler sa stratégie ou ses conditions ; dans le cadre d'un processus de due diligence (audit avant investissement ou acquisition).
Quand le NDA est inutile ou contre-productif
Demander un NDA dans certaines situations peut être mal perçu ou simplement inutile. Si vous partagez des informations déjà publiques (site web, brochure, présentation générale), un NDA n'a pas d'objet — il ne peut protéger que ce qui est effectivement confidentiel. Si vous présentez une idée très générale sans détail d'exécution, un NDA sera difficile à faire respecter — les idées en tant que telles ne sont pas protégeables, seule leur exécution l'est.
Les investisseurs en capital-risque refusent souvent de signer un NDA avant un premier rendez-vous — ils voient des dizaines de projets par semaine et ne peuvent pas s'engager à garder chacun confidentiel. C'est un usage du secteur. Dans ce cas, le NDA intervient plus tard, quand des informations réellement sensibles sont partagées (data room, code, financiers détaillés).
Si votre relation avec le prestataire va de toute façon se concrétiser par un contrat de prestation, une clause de confidentialité intégrée au contrat peut suffire — pas besoin d'un document séparé. Le NDA autonome est surtout utile quand les échanges précèdent la signature d'un contrat (phase d'exploration, de négociation, de pitch).
Les clauses essentielles de ce modèle de NDA
Identification des parties
Qui divulgue, qui reçoit — ou, dans un NDA bilatéral, les deux parties s'engagent mutuellement. Le modèle identifie chaque partie par sa raison sociale, son représentant légal, son SIREN et son adresse. Pour les personnes physiques (freelances, candidats), c'est le nom, l'adresse et éventuellement le SIRET. Ces informations sont des variables : si le contact existe déjà dans votre base Charta, elles se pré-remplissent automatiquement.
Contexte et finalité
Pourquoi ces informations sont-elles partagées ? Le NDA doit préciser le contexte : "dans le cadre de discussions relatives à un partenariat commercial", "dans le cadre de l'évaluation d'une prestation de développement", "dans le cadre d'un processus d'investissement". Cette clause est importante car elle délimite la finalité autorisée — le récepteur ne peut utiliser les informations que dans ce cadre précis, et pas pour autre chose.
Définition des informations confidentielles
C'est le cœur du NDA. Qu'est-ce qui est confidentiel exactement ? Deux approches sont possibles. L'approche large : "toute information échangée dans le cadre de la relation, quel que soit son support (écrit, oral, électronique, visuel), sauf les exclusions listées ci-dessous". L'approche restrictive : une liste précise des catégories d'informations protégées (données techniques, données commerciales, données financières, propriété intellectuelle).
Le modèle Charta propose l'approche large par défaut — elle est plus protectrice pour la partie divulgatrice — avec la possibilité de la restreindre via une variable si vous préférez cibler des catégories spécifiques. L'approche large est recommandée quand vous ne savez pas encore exactement quelles informations vous allez partager (début de relation). L'approche restrictive est préférée quand le périmètre est clair et limité (audit spécifique, due diligence ciblée).
Exclusions
Certaines informations ne peuvent pas être soumises à la confidentialité, même si elles sont échangées dans le cadre de la relation. Le modèle prévoit les exclusions standard reconnues par la jurisprudence française : les informations déjà dans le domaine public au moment de la divulgation ; les informations que le récepteur possédait déjà avant la divulgation (avec preuve) ; les informations obtenues légitimement d'un tiers non soumis à une obligation de confidentialité ; les informations développées indépendamment par le récepteur sans utiliser les informations divulguées ; les informations dont la divulgation est imposée par la loi, un tribunal ou une autorité réglementaire.
Cette dernière exclusion est cruciale : un récepteur ne peut pas être sanctionné pour avoir répondu à une injonction judiciaire ou une demande de l'administration fiscale. Mais le modèle prévoit une obligation de notification préalable : avant de divulguer sous contrainte légale, le récepteur doit informer la partie divulgatrice (si la loi le permet) pour lui donner l'opportunité de s'opposer.
Obligations du récepteur
Au-delà de ne pas divulguer, le récepteur a des obligations actives : protéger les informations avec au moins le même niveau de soin que ses propres informations confidentielles ; limiter l'accès aux seules personnes qui ont besoin d'en connaître (collaborateurs directement impliqués dans le projet) ; informer ces personnes de l'existence du NDA et s'assurer qu'elles le respectent ; ne pas copier, reproduire ou stocker les informations au-delà de ce qui est nécessaire à la finalité prévue ; restituer ou détruire les informations à la demande de la partie divulgatrice ou à la fin de la relation.
Le modèle inclut aussi une obligation de ne pas tenter de "reverse-engineer" les informations techniques reçues — une clause importante dans les échanges tech où un accès limité à du code ou un algorithme pourrait permettre de le reconstituer.
Durée de l'obligation de confidentialité
Combien de temps l'obligation dure-t-elle ? Il y a deux composantes. La durée de la relation (pendant laquelle les informations sont activement échangées) et la durée de survie (après la fin de la relation, pendant laquelle les informations restent protégées). Le modèle permet de configurer les deux via des variables.
En pratique, la durée de survie est le paramètre crucial. Deux ans est un minimum raisonnable. Trois à cinq ans est le standard pour les informations commerciales et stratégiques. Cinq à dix ans est adapté aux secrets industriels et techniques de haute valeur. Au-delà de dix ans, un juge pourrait considérer la durée comme disproportionnée — sauf pour des secrets technologiques exceptionnels. Le modèle propose 3 ans par défaut, configurable de 1 à 10 ans.
Clause pénale et sanctions
Que se passe-t-il si le récepteur viole le NDA ? Sans clause pénale, la partie lésée doit prouver son préjudice devant un tribunal — ce qui est souvent difficile (comment chiffrer la valeur d'un secret divulgué ?). La clause pénale fixe un montant forfaitaire dû en cas de violation, sans obligation de prouver le préjudice exact. Ce montant doit être proportionné pour ne pas être réduit par un juge (article 1231-5 du Code civil).
En pratique, le montant de la clause pénale est fixé en fonction de la valeur des informations protégées. Pour un NDA commercial courant (échanges avant partenariat), 10 000 à 50 000 € est un ordre de grandeur fréquent. Pour des secrets technologiques à forte valeur, 100 000 € ou plus peut être justifié. Le modèle laisse ce montant configurable via une variable. Notez que la clause pénale ne limite pas le droit de demander des dommages-intérêts complémentaires si le préjudice réel dépasse le montant forfaitaire.
Restitution et destruction
À la fin de la relation ou à la demande de la partie divulgatrice, le récepteur doit restituer tous les documents, fichiers, supports contenant des informations confidentielles — ou les détruire et certifier cette destruction par écrit. Cette clause couvre aussi les copies, les backups, et les notes prises à partir des informations confidentielles. Les exceptions : les copies imposées par la loi (obligations d'archivage légal) et les copies résidant dans les systèmes de sauvegarde automatisés (à condition qu'elles soient inaccessibles en usage courant).
Juridiction et droit applicable
Le modèle est rédigé en droit français (Code civil, Code de commerce, loi sur les secrets d'affaires). La juridiction compétente est configurable : tribunal de commerce du siège de la partie divulgatrice (par défaut), ou juridiction convenue entre les parties. Pour les NDA avec des parties internationales, une clause d'élection de droit et de juridiction est d'autant plus importante — le modèle permet de spécifier "droit français" explicitement.
Le NDA et la loi sur les secrets d'affaires
Depuis la loi du 30 juillet 2018 (transposant la directive UE 2016/943), la France dispose d'un cadre légal spécifique pour protéger les "secrets d'affaires". Un secret d'affaires, au sens de la loi, est une information qui remplit trois conditions : elle n'est pas généralement connue ni aisément accessible ; elle a une valeur commerciale parce qu'elle est secrète ; elle fait l'objet de mesures de protection raisonnables de la part de son détenteur.
Le NDA joue un rôle clé dans ce cadre : il constitue l'une des "mesures de protection raisonnables" exigées par la loi. En cas de contentieux, le fait d'avoir signé un NDA avec vos interlocuteurs renforce considérablement votre position — cela prouve que vous avez pris des mesures actives pour protéger le secret. À l'inverse, partager des informations sensibles sans aucune protection contractuelle affaiblit votre prétention au statut de "secret d'affaires" devant un tribunal.
La loi prévoit des sanctions en cas d'obtention, utilisation ou divulgation illicite d'un secret d'affaires : dommages-intérêts, injonctions de cesser l'utilisation, destruction des documents ou produits, publication de la décision. Le NDA ajoute une couche contractuelle à cette protection légale : la violation du NDA est une faute contractuelle (sanctions fixées par le contrat), et la violation du secret d'affaires est une faute délictuelle (sanctions fixées par la loi). Les deux se cumulent — c'est une double protection.
Les erreurs qui rendent un NDA inefficace
Périmètre trop vague
"Toute information échangée entre les parties" sans plus de précision. En cas de litige, un juge peut considérer que le périmètre est trop large pour être appliqué. Le NDA doit au minimum définir des catégories (informations techniques, commerciales, financières) ou un contexte (informations échangées dans le cadre du projet X). Le modèle Charta propose une définition structurée qui couvre les catégories courantes tout en restant suffisamment précise pour être juridiquement robuste.
Pas d'exclusions
Un NDA sans exclusions est déséquilibré et potentiellement abusif. Si le récepteur découvre par ses propres moyens une information qu'il a aussi reçue sous NDA, il ne doit pas être pénalisé. Les exclusions standard (domaine public, connaissance préalable, développement indépendant, tiers non lié) protègent l'équilibre du contrat et sa validité juridique. Supprimer les exclusions ne renforce pas votre protection — cela affaiblit l'ensemble du NDA.
Durée disproportionnée
Un NDA "à durée illimitée" ou de "99 ans" peut être requalifié comme engagement perpétuel, contraire à l'ordre public français. De même, une durée trop courte (6 mois) peut ne pas protéger suffisamment si les informations gardent leur valeur pendant des années. La proportionnalité est la clé : la durée doit correspondre à la durée de vie économique de l'information protégée. Des données commerciales se déprécient en 2-3 ans. Un procédé technique peut rester pertinent 10 ans. Calibrez la durée en conséquence.
Clause pénale disproportionnée
Un montant de clause pénale délirant (1 million d'euros pour un NDA entre deux startups qui discutent d'un petit partenariat) sera réduit par un juge. L'article 1231-5 du Code civil permet au juge de modérer une clause pénale "manifestement excessive". Le montant doit être en rapport avec l'enjeu réel : la valeur des informations, le préjudice potentiel en cas de divulgation, la taille des parties. Le modèle propose un champ libre pour fixer ce montant avec une note d'orientation.
Pas de marquage des informations orales
Le NDA couvre les informations écrites et électroniques — mais qu'en est-il des informations partagées à l'oral (réunion, appel, démo) ? Sans clause spécifique, il est difficile de prouver qu'une information orale a été divulguée sous le sceau de la confidentialité. Le modèle inclut une clause qui couvre les divulgations orales à condition qu'elles soient confirmées par écrit dans un délai de 15 jours (configurable). C'est une protection pour les deux parties : le divulgateur peut prouver ce qu'il a partagé, et le récepteur sait clairement ce qui est confidentiel.
Générer votre NDA en 2 minutes
Le NDA adapté à votre situation
Avant de missionner un prestataire
Vous allez briefer un développeur, un designer, un consultant sur votre projet. Ce brief implique de partager des informations sur votre produit, votre marché, vos clients, votre roadmap. Le NDA unilatéral protège ces informations avant même que le contrat de prestation ne soit signé. Si la collaboration ne se fait pas, le prestataire ne peut pas utiliser ce que vous lui avez montré pour un autre client. Le NDA s'archive ensuite dans le dossier client Charta, à côté du contrat de prestation qui suivra.
Avant un partenariat commercial
Deux entreprises explorent un partenariat. Chacune va montrer ses chiffres, sa stratégie, ses clients, ses capacités techniques. Le NDA bilatéral encadre ces échanges symétriques. Si le partenariat ne se concrétise pas, chaque partie est protégée. Si le partenariat se concrétise, le NDA reste en vigueur et se complète par le contrat de partenariat — les deux documents vivent ensemble dans le même Hub de projet dans Charta.
Avant une levée de fonds ou un processus d'acquisition
Les due diligence impliquent le partage d'informations sensibles à grande échelle : données financières, contrats en cours, métriques produit, pipeline commercial, organisation interne. Le NDA encadre l'accès à la data room et s'applique à l'investisseur ou l'acquéreur potentiel et à ses conseils (avocats, auditeurs). Le modèle inclut une variable "personnes autorisées" pour lister nommément qui a accès aux informations au-delà du signataire.
Pour un collaborateur ou un stagiaire
Quand un salarié ou un stagiaire accède à des informations sensibles (code source, données clients, stratégie), un engagement de confidentialité distinct du contrat de travail peut être pertinent — surtout s'il doit survivre après le départ du collaborateur. Le modèle unilatéral s'adapte à ce cas : l'employeur est la partie divulgatrice, le collaborateur s'engage à la confidentialité pendant et après la relation de travail. Attention : la durée post-contractuelle doit être raisonnable (2-3 ans maximum pour un salarié, selon la jurisprudence).
Entre co-fondateurs ou associés potentiels
Avant de formaliser une association, les co-fondateurs échangent sur leurs apports respectifs : idée, technologie, réseau, savoir-faire. Un NDA bilatéral protège chaque partie pendant la phase d'exploration. Si l'association se concrétise, les pactes d'associés et statuts prendront le relais. Si elle ne se fait pas, chacun repart avec ses informations protégées par le NDA.
NDA séparé ou clause de confidentialité dans le contrat ?
C'est une question fréquente : faut-il un NDA autonome ou une clause de confidentialité intégrée au contrat principal (prestation, partenariat, travail) ? La réponse dépend du timing et du contexte.
Le NDA séparé est préférable quand les informations sont échangées avant la signature du contrat principal. Si vous briefez trois prestataires mais n'en retenez qu'un, les deux autres ont eu accès à vos informations sans qu'un contrat de prestation ne les lie à vous. Le NDA protège cette phase pré-contractuelle. Il est aussi préférable quand la confidentialité doit survivre bien au-delà du contrat principal, ou quand elle couvre des informations qui ne sont pas directement liées à l'objet du contrat.
La clause intégrée suffit quand il n'y a pas de phase pré-contractuelle significative (le contrat est signé rapidement après le premier contact), quand la confidentialité porte uniquement sur les informations échangées dans le cadre de l'exécution du contrat, et quand la durée de survie est standard (2-3 ans après la fin du contrat). La plupart des contrats de prestation incluent une clause de confidentialité pour cette raison.
Combiner les deux est la pratique la plus solide : un NDA signé en amont (pour la phase d'exploration), puis un contrat avec clause de confidentialité pour la phase d'exécution. Le contrat fait référence au NDA antérieur et précise qu'il le complète sans le remplacer. Dans Charta, les deux documents sont liés dans le même dossier client — vous voyez le NDA initial et le contrat qui a suivi, avec l'historique complet.
Le NDA dans votre flux documentaire
Le NDA est rarement un document isolé. Il s'inscrit dans une séquence qui reflète l'évolution de votre relation avec un client ou un partenaire.
NDA → Proposition commerciale → Contrat : Le scénario classique d'un cycle commercial. Le NDA protège la phase de discussion, la proposition formalise votre offre, le contrat acte l'engagement. Dans Charta, ces trois documents sont reliés entre eux et rattachés au même client. Quand vous ouvrez le dossier de ce client dans 6 mois, vous voyez toute la chronologie : NDA signé le 3 mars, proposition envoyée le 10 mars, contrat signé le 22 mars.
NDA → Pas de suite : La discussion n'aboutit pas. Le prospect ne donne pas suite. Le NDA reste dans votre historique — si ce prospect revient un an plus tard, vous savez qu'un NDA est déjà en place (ou qu'il a expiré et qu'il faut en signer un nouveau). Pas besoin de fouiller vos emails de l'année dernière.
NDA → Plusieurs contrats : Un NDA signé avec un client peut couvrir plusieurs projets successifs (si son périmètre est assez large). Dans Charta, le NDA est rattaché au client et reste visible dans le dossier, même quand de nouveaux contrats s'ajoutent au fil du temps. Vous savez toujours quel NDA est en vigueur et jusqu'à quand.
NDA → Avenant NDA : Le périmètre des échanges s'élargit ? La durée initiale expire mais la relation continue ? Générez un avenant au NDA depuis le template Charta. L'avenant est automatiquement relié au NDA initial dans le même dossier.
Pourquoi ce modèle plutôt qu'un NDA téléchargé sur Internet
Il existe des dizaines de modèles de NDA téléchargeables gratuitement. La plupart sont des PDF ou des Word génériques que vous remplissez manuellement, imprimez (ou envoyez par email), faites signer (à la main ou via un outil tiers), puis rangez dans un dossier. Le document est techniquement correct, mais il produit un fichier mort — déconnecté de tout contexte.
Le modèle NDA dans Charta n'est pas un fichier à télécharger. C'est un template intégré dans un système documentaire. La différence concrète : les informations du client se pré-remplissent automatiquement (pas de copier-coller depuis un email) ; le NDA généré est immédiatement rattaché au bon client dans votre base ; la signature électronique est intégrée (pas besoin d'un outil tiers) ; le NDA signé est relié au contrat de prestation qui suivra (vous voyez la séquence complète) ; si vous signez 10 NDA par mois, vous les retrouvez tous organisés par client, par date, par statut — pas éparpillés dans un drive.
Le contenu juridique est équivalent (les clauses sont les mêmes). C'est l'expérience autour du document qui change : moins de temps perdu, moins d'erreurs, plus de traçabilité, une vision claire de votre activité documentaire.
NDA et données personnelles (RGPD)
Si les informations confidentielles incluent des données personnelles (fichiers clients, bases d'utilisateurs, données collaborateurs), le NDA ne suffit pas à couvrir vos obligations RGPD. Le NDA protège la confidentialité des données, mais le RGPD impose des obligations supplémentaires : finalité limitée, minimisation, durée de conservation, sécurité technique, droits des personnes concernées.
Dans ce cas, le NDA doit être complété par un accord de traitement des données (DPA — Data Processing Agreement) si le récepteur traite des données personnelles pour votre compte (il est alors "sous-traitant" au sens du RGPD). Le NDA et le DPA sont complémentaires : le NDA protège le secret, le DPA encadre le traitement. Le modèle Charta inclut une clause de renvoi vers un DPA si applicable, et un modèle de DPA est disponible séparément dans la bibliothèque.
Questions fréquentes sur le NDA
Qu'est-ce qu'un NDA ?
Un NDA (Non-Disclosure Agreement) est un contrat par lequel une ou plusieurs parties s'engagent à ne pas divulguer des informations confidentielles échangées dans un contexte professionnel. En français, on parle aussi d'accord de confidentialité, d'engagement de non-divulgation, ou de contrat de confidentialité. C'est un outil juridique courant pour protéger les secrets d'affaires avant, pendant ou après une collaboration.
Quelle est la différence entre un NDA unilatéral et bilatéral ?
Un NDA unilatéral protège les informations d'une seule partie : celle qui divulgue. L'autre partie s'engage à garder le secret. C'est le cas typique client → prestataire. Un NDA bilatéral protège les deux parties mutuellement : chacune s'engage à garder confidentielles les informations de l'autre. C'est adapté aux partenariats, aux co-développements, ou aux négociations entre pairs.
Un NDA est-il juridiquement valable en France ?
Oui. L'accord de confidentialité est un contrat parfaitement valable en droit français, fondé sur la liberté contractuelle (article 1102 du Code civil). Il est opposable dès sa signature. En cas de violation, la partie lésée peut obtenir des dommages-intérêts sur le fondement de la responsabilité contractuelle. Depuis 2018, la loi sur les secrets d'affaires ajoute une protection légale complémentaire.
Quelle durée prévoir pour un NDA ?
La durée de l'obligation de confidentialité est librement fixée. 2 ans est un minimum pour des informations commerciales courantes. 3 à 5 ans est le standard. 5 à 10 ans est adapté aux secrets techniques ou industriels de haute valeur. Au-delà de 10 ans, un juge pourrait considérer la durée comme disproportionnée. Le modèle propose 3 ans par défaut, configurable.
Que se passe-t-il si quelqu'un viole un NDA ?
La partie lésée peut agir en responsabilité contractuelle pour obtenir des dommages-intérêts. Si une clause pénale est prévue (montant forfaitaire), elle s'applique sans avoir à prouver le préjudice exact. Elle peut aussi demander une injonction judiciaire pour faire cesser la divulgation. Enfin, la loi sur les secrets d'affaires offre des voies de recours supplémentaires si les conditions sont remplies.
Ce modèle de NDA est-il gratuit ?
Oui. Le modèle est accessible gratuitement. Vous pouvez le personnaliser et générer votre NDA sans frais sur le plan gratuit de Charta. La signature électronique intégrée est disponible à partir du plan Starter (15€/mois). Vous pouvez aussi exporter le PDF et le faire signer par un autre moyen.
Un NDA protège-t-il une idée ?
Pas directement. En droit français, les idées sont « de libre parcours » — elles ne sont pas protégeables en tant que telles. Ce que le NDA protège, c'est l'information concrète que vous partagez : des données, des plans, des processus, du code, des maquettes, des analyses. Si votre « idée » se traduit par des documents, des prototypes ou des données spécifiques, le NDA les protège. Si c'est un concept très général sans matérialisation, le NDA aura peu d'effet pratique.
Faut-il un NDA avant chaque collaboration ?
Non, pas systématiquement. Un NDA est pertinent quand vous allez réellement partager des informations sensibles. Pour une prestation standard sans information critique, la clause de confidentialité du contrat de prestation suffit. Le NDA séparé est adapté aux phases de négociation, aux pitchs impliquant des données sensibles, aux due diligence, et aux situations où les échanges précèdent la signature d'un contrat.
Peut-on modifier un NDA après signature ?
Oui, par un avenant signé par les deux parties. Vous pouvez étendre la durée, élargir le périmètre, ajouter des parties, ou modifier les sanctions. Dans Charta, l'avenant est généré depuis un template, relié au NDA initial, et archivé dans le même dossier. L'historique reste complet et consultable.
Protégez vos échanges en 2 minutes
Choisissez le type (unilatéral ou bilatéral), définissez ce qui est protégé, envoyez à signer. Votre interlocuteur signe en un clic. Le NDA est archivé dans le dossier client, prêt à être relié au contrat qui suivra.
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