Modèle de contrat CDD commerce & distribution — vendeurs, caissiers, prêt à signer
Vous embauchez un vendeur, un caissier ou un employé en CDD dans le commerce ou la grande distribution et vous avez besoin d'un contrat solide. Le secteur cumule les particularités : des conventions collectives propres selon le type de commerce, une forte saisonnalité (fêtes de fin d'année, soldes, rentrée), un recours intensif au temps partiel, et des règles spécifiques sur le travail du dimanche. Et il faut distinguer le surcroît d'activité réellement ponctuel du recours systématique pour faire tourner un effectif sous-dimensionné. Ce modèle reprend toute la rigueur du CDD (motif de recours, terme, mentions obligatoires, prime de précarité) et y ajoute les spécificités du commerce et de la distribution.
Comme tout CDD, le contrat doit être écrit, transmis dans les deux jours ouvrables et justifié par un motif précis : à défaut, c'est la requalification en CDI. Dans le commerce, où l'on renforce les équipes pour Noël ou les soldes et où le temps partiel domine, les erreurs de motif, de mention du temps de travail et de carence sont particulièrement fréquentes. Ce modèle est à jour des obligations en vigueur. Vous le personnalisez, vous l'envoyez à signer, votre salarié signe en ligne — en magasin ou ailleurs, depuis son téléphone, dans les délais.
Aperçu du modèle

Le modèle couvre l'identification des parties, le motif de recours précis et, le cas échéant, le salarié remplacé, l'intitulé du poste et sa classification dans la grille de la convention collective applicable, le lieu de travail, le terme du contrat, la durée et la répartition du temps de travail (temps partiel), la rémunération brute, la période d'essai, l'indemnité de fin de contrat, et les conditions propres au travail du dimanche et des jours fériés. Toutes les sections sont pré-rédigées avec des variables à compléter.
Le CDD dans le commerce : un cadre classique avec une forte saisonnalité
Le contrat à durée déterminée conclu dans le commerce ou la grande distribution obéit aux mêmes règles fondamentales que tout CDD : il est régi par le Code du travail (articles L1242-1 et suivants), réservé aux besoins temporaires, et ne peut pourvoir durablement un emploi lié à l'activité normale et permanente de l'entreprise. Il doit être écrit, motivé, et transmis dans les deux jours ouvrables.
Mais le commerce ajoute plusieurs couches de spécificité qui changent la rédaction du contrat : des conventions collectives propres selon le type de commerce, une saisonnalité marquée qui justifie de nombreux renforts ponctuels, un recours intensif au temps partiel avec ses mentions obligatoires, et des règles particulières sur le travail du dimanche et des jours fériés. Un modèle de CDD générique ignore ces points — et c'est précisément là que les contrats du commerce dérapent.
Avant même de rédiger, une question doit être tranchée : votre besoin est-il un surcroît réellement ponctuel (pic des fêtes, soldes, inventaire), ou cherchez-vous à faire tourner durablement un effectif insuffisant ? Dans ce dernier cas, le CDD est détourné de son objet.
Surcroît ponctuel ou besoin permanent : ne pas confondre
C'est la confusion la plus fréquente dans le commerce. La saisonnalité rend le recours au CDD légitime, mais elle ne couvre pas tous les besoins de l'enseigne.
Le CDD pour besoin temporaire réel
Renforcer les équipes pour un pic d'activité identifié et limité dans le temps — fêtes de fin d'année, soldes, période de rentrée, inventaire, lancement de collection — est un accroissement temporaire d'activité parfaitement justifié. De même que remplacer un salarié absent. Le CDD a un terme, ouvre droit à la prime de précarité de 10 % (hors saisonnier), et c'est l'objet de ce modèle.
Le besoin permanent déguisé
Lorsque l'enseigne recourt à des CDD successifs tout au long de l'année non pas pour un pic ponctuel, mais pour faire fonctionner un magasin structurellement en sous-effectif, le besoin n'est plus temporaire : il relève de l'activité normale et permanente. Le CDD est alors détourné, et la relation peut être requalifiée en CDI.
💡 À retenir
Un renfort pour Noël, les soldes ou un inventaire est un accroissement temporaire d'activité justifié. Mais enchaîner les CDD toute l'année pour compenser un effectif permanent insuffisant expose à la requalification en CDI. Le motif doit refléter un besoin réellement ponctuel et daté.
Les motifs de recours au CDD dans le commerce
Dans le commerce, le CDD repose le plus souvent sur deux motifs. Le motif doit figurer précisément dans le contrat, sous peine de requalification.
- L'accroissement temporaire d'activité : c'est le motif phare du secteur. Fêtes de fin d'année, soldes, rentrée, inventaire, opération commerciale, lancement de collection. Il doit correspondre à un pic identifié et limité dans le temps.
- Le remplacement d'un salarié absent (maladie, congé maternité, congé payé), avec mention du nom et de la qualification du salarié remplacé.
- L'emploi saisonnier, pour les commerces situés en zone touristique dont l'activité suit le rythme des saisons.
- L'attente de l'entrée en service d'un salarié recruté en CDI sur le poste.
À l'inverse, le CDD reste interdit pour remplacer un salarié gréviste et pour pourvoir durablement un emploi permanent. Le recours répété aux CDD pour compenser un sous-effectif structurel est une cause classique de requalification.
Les conventions collectives applicables dans le commerce
Le commerce n'a pas une mais plusieurs conventions collectives, selon le type d'activité. Le contrat doit mentionner celle qui s'applique :
Ces conventions fixent notamment les grilles de classification et de salaires minima, les primes (ancienneté, prime annuelle), les majorations pour travail du dimanche et des jours fériés, et parfois des durées de période d'essai propres. Le contrat doit indiquer la convention applicable et la position du salarié dans la grille. Le modèle Charta intègre ces champs.
Temps partiel : des mentions obligatoires strictes
Le commerce et la distribution sont parmi les secteurs où le temps partiel est le plus répandu, notamment pour les postes de caisse et de mise en rayon. Un CDD à temps partiel doit obligatoirement préciser la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail, la répartition des horaires entre les jours de la semaine, les conditions de modification de cette répartition, et les limites dans lesquelles des heures complémentaires peuvent être effectuées.
Ces mentions ne sont pas une formalité : un CDD à temps partiel qui ne précise pas la durée et la répartition du travail peut être requalifié en contrat à temps plein, avec rappel de salaire à la clé. Dans un secteur où l'on multiplie les contrats courts à temps partiel, c'est l'un des contentieux les plus fréquents. Le modèle Charta intègre ces mentions de façon systématique.
À ne pas oublier
Pour un CDD à temps partiel, la durée du travail, la répartition des horaires, les conditions de leur modification et les limites d'heures complémentaires sont des mentions obligatoires. Leur absence ou leur imprécision est une source majeure de requalification en temps plein dans le commerce.
Travail du dimanche et des jours fériés
Le commerce est l'un des secteurs les plus concernés par le travail du dimanche, encadré par un régime particulier : selon la situation (zones touristiques, zones commerciales, dérogations du maire, commerces alimentaires…), l'ouverture dominicale et les contreparties pour les salariés (majoration, repos compensateur, volontariat) varient. Ces règles s'appliquent au salarié en CDD comme à un permanent.
Le travail des jours fériés ouvre lui aussi droit, selon la convention applicable, à des majorations ou à des repos compensateurs. Le contrat doit être cohérent avec l'organisation du magasin et préciser, le cas échéant, les conditions du travail dominical et les contreparties associées. C'est une dimension que les modèles génériques traitent rarement correctement.
Prime de précarité, période d'essai et délai de carence dans le commerce
La prime de précarité
Comme tout CDD non saisonnier ni d'usage, le CDD du commerce ouvre droit, à son terme, à l'indemnité de fin de contrat égale à 10 % de la rémunération brute totale. Elle n'est pas due si la relation se poursuit en CDI, si le salarié refuse un CDI équivalent, ou en cas de rupture anticipée à son initiative ou pour faute grave. Un CDD saisonnier (commerce en zone touristique) n'y ouvre en revanche pas droit.
La période d'essai
Elle se calcule comme pour tout CDD : un jour par semaine de contrat, dans la limite de deux semaines pour une durée initiale inférieure ou égale à 6 mois et d'un mois au-delà. La convention collective applicable peut prévoir des durées propres, qu'il convient de vérifier.
Le délai de carence
Entre deux CDD sur le même poste, le délai de carence s'applique (un tiers de la durée du contrat précédent si elle atteignait quatorze jours, la moitié sinon), sauf pour les CDD saisonniers. Dans le commerce, où l'on enchaîne les renforts ponctuels et les remplacements, le non-respect de la carence sur un même poste est une cause fréquente de requalification.
Pourquoi ce modèle plutôt qu'un CDD générique pour le commerce
Un modèle de CDD standard téléchargé sur Internet ne connaît ni les conventions collectives du commerce, ni les règles strictes du temps partiel, ni le régime du travail dominical, ni la frontière entre surcroît ponctuel et besoin permanent. Résultat : des mentions oubliées, une convention erronée, un temps partiel imprécis, un motif fragile — autant de portes ouvertes à la requalification, particulièrement coûteuse dans un secteur à très forte rotation et à fort taux de temps partiel.
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Questions fréquentes sur le contrat CDD dans le commerce
Peut-on embaucher en CDD pour les fêtes ou les soldes ?
Oui, c'est l'un des cas d'usage les plus classiques du secteur. Renforcer les équipes pour un pic d'activité identifié et limité dans le temps (fêtes de fin d'année, soldes, rentrée, inventaire, lancement de collection) relève de l'accroissement temporaire d'activité, un motif de recours au CDD parfaitement justifié. Le contrat doit mentionner ce motif et avoir un terme cohérent avec la durée du pic. En revanche, enchaîner les CDD toute l'année pour compenser un effectif permanent insuffisant expose à la requalification en CDI.
Quelle convention collective s'applique à un CDD dans le commerce ?
Cela dépend du type d'activité. Le commerce compte plusieurs conventions collectives distinctes : grande distribution (hypermarchés et supermarchés), commerce de détail non alimentaire, commerce de détail alimentaire spécialisé, grands magasins et commerces d'habillement ou d'équipement… Le contrat doit mentionner la convention applicable ainsi que la classification du salarié, qui détermine son salaire minimum, ses primes et ses majorations. Mieux vaut identifier précisément la convention de l'enseigne avant de rédiger.
Quelles mentions sont obligatoires pour un CDD à temps partiel dans le commerce ?
Le temps partiel étant très répandu dans le commerce (caisse, mise en rayon), le contrat doit obligatoirement préciser la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail, la répartition des horaires entre les jours de la semaine, les conditions de modification de cette répartition et les limites dans lesquelles des heures complémentaires peuvent être effectuées. Un CDD à temps partiel qui ne précise pas la durée et la répartition du travail peut être requalifié en contrat à temps plein, avec rappel de salaire à la clé. C'est l'un des contentieux les plus fréquents du secteur.
Un salarié en CDD peut-il travailler le dimanche dans le commerce ?
Oui, dans les conditions du régime du travail dominical applicable au magasin. Selon la situation (zones touristiques, zones commerciales, dérogations du maire, commerces alimentaires…), l'ouverture le dimanche et les contreparties pour les salariés (majoration, repos compensateur, volontariat) varient. Ces règles s'appliquent au salarié en CDD comme à un permanent. Le contrat doit être cohérent avec l'organisation du magasin et préciser, le cas échéant, les conditions et contreparties du travail dominical.
La prime de précarité est-elle due pour un CDD dans le commerce ?
Oui, dans les mêmes conditions que pour tout CDD : l'indemnité de fin de contrat de 10 % de la rémunération brute totale est due à l'échéance, sauf exceptions (poursuite en CDI, refus d'un CDI équivalent par le salarié, rupture anticipée à son initiative ou pour faute grave, ou CDD saisonnier). Un CDD d'accroissement temporaire d'activité (renfort des fêtes ou des soldes) ou de remplacement y ouvre donc droit.
Quel est le délai de carence entre deux CDD dans le commerce ?
Le délai de carence applicable est celui de droit commun : un tiers de la durée du contrat précédent (renouvellements compris) si elle atteignait au moins quatorze jours, la moitié si elle était inférieure. Les CDD saisonniers en sont dispensés. Dans le commerce, où l'on enchaîne les renforts ponctuels et les remplacements sur un même poste, le non-respect de ce délai est une cause fréquente de requalification en CDI.
Un commerce en zone touristique peut-il utiliser le CDD saisonnier ?
Oui. Pour un commerce dont l'activité suit le rythme des saisons (zone balnéaire, station de montagne, zone touristique), le motif saisonnier permet d'embaucher sur la période d'activité concernée. Comme tout CDD saisonnier, il n'ouvre pas droit à la prime de précarité et est dispensé du délai de carence, et le contrat peut comporter une clause de reconduction d'une saison sur l'autre. Pour un commerce ouvert à l'année, c'est en revanche l'accroissement temporaire d'activité qui s'applique aux pics ponctuels.
Ce modèle de contrat CDD commerce est-il gratuit et à jour 2026 ?
Oui. Le modèle de contrat CDD commerce et distribution est accessible gratuitement dans la bibliothèque Charta et intègre les exigences en vigueur du Code du travail ainsi que les spécificités du secteur (conventions collectives selon le type de commerce, règles du temps partiel, régime du travail dominical). Vous pouvez le personnaliser et générer votre contrat sans frais. L'envoi en signature électronique eIDAS est disponible sur les plans payants (à partir de 15 €/mois), mais vous pouvez aussi exporter le PDF. Pour une situation spécifique, une relecture par un professionnel du droit social reste recommandée.
Embauchez vos renforts en CDD en toute sécurité
Choisissez le motif, la convention collective et le temps de travail. Le modèle intègre les mentions du secteur (temps partiel, travail du dimanche, majorations) et calcule la période d'essai et la prime de précarité. Envoyez à signer dans les deux jours, votre salarié signe en un clic depuis le magasin. Le contrat est archivé, horodaté, avec son échéance suivie.
